Les Loyalistes et le Rassemblement annoncent qu’ils ne participeront pas à la réunion convoquée par l’État sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, après le renvoi au Sénat du projet de loi constitutionnelle intégrant les accords de Bougival et Élysée-Oudinot.

Dans un communiqué publié mardi 7 avril, les deux formations estiment que cette décision « rompt l’équilibre politique » et disent la « déplorer profondément ».

Elles rappellent que ces accords avaient été signés après plusieurs mois de négociations, avant que le FLNKS ne « revienne unilatéralement sur sa signature ».

Elles estiment aussi que cet équilibre s’est confirmé localement, évoquant les élections municipales où « près des deux tiers des électeurs » ont soutenu ces orientations. Elles saluent également ceux qui ont « assumé et défendu leur signature ».

Pour Les Loyalistes et le Rassemblement, le renvoi du texte replonge le territoire dans une situation comparable à celle du troisième référendum. Ils dénoncent le maintien du gel du corps électoral et estiment qu’aucun nouveau référendum n’est désormais possible.

Les deux formations s’étonnent par ailleurs de la tenue de la réunion et de la présence du FLNKS, qui « affirme depuis neuf mois ne pas assumer sa signature », s’interrogeant : « faut-il comprendre qu’ils se considèrent à nouveau comme signataires ? »

Elles dénoncent aussi le manque de garanties sur l’objectif de la réunion et sur le respect d’un éventuel accord, estimant qu’à ce stade l’État n’en apporte « aucune ». Elles s’inquiètent enfin d’une ouverture du corps électoral limitée « aux seuls natifs », qui fermerait toute perspective d’élargissement.

Dans ce contexte, Les Loyalistes et le Rassemblement affirment qu’ils ne participeront à aucune réunion avec le FLNKS tant que l’État n’aura pas obtenu « l’engagement du respect de la démocratie en Nouvelle-Calédonie » auprès des groupes parlementaires.