Alors que la réforme électorale vient d’ouvrir le corps électoral provincial à plusieurs milliers de natifs de Nouvelle-Calédonie jusqu’ici exclus, certains rencontrent déjà des difficultés pour établir leur procuration. Plusieurs demandes auraient été refusées au motif que leurs auteurs ne figurent pas sur la Liste Électorale Spéciale Provinciale (LESP), pourtant en cours d’actualisation après l’adoption de la loi.

Des étudiants calédoniens installés en métropole ont eu la mauvaise surprise de voir leur procuration invalidée quelques heures seulement après avoir effectué leur démarche en ligne. Dans les courriels adressés aux demandeurs, le motif invoqué est clair : ils ne seraient pas inscrits sur la Liste Électorale Spéciale Provinciale.

Le problème, selon leurs proches, est que ces électeurs font justement partie des nouveaux bénéficiaires de la réforme récemment validée par le Conseil constitutionnel. Leur absence des listes ne résulterait donc pas d’une inéligibilité, mais d’une mise à jour administrative qui ne serait pas encore effective.

Cette situation suscite de nombreuses interrogations. Les nouveaux électeurs pourront-ils réellement exercer leur droit de vote si leurs procurations sont rejetées avant même l’actualisation des listes ? Combien de personnes risquent d’abandonner leurs démarches après un premier refus ? Et quelles consignes ont été données aux services chargés de vérifier ces demandes ?

À ce stade, il est impossible de dire s’il s’agit d’un simple retard administratif ou d’un problème plus large. Une chose est sûre : à quelques semaines du scrutin, cette situation risque d’alimenter les inquiétudes de nombreux Calédoniens concernés par l’élargissement du corps électoral.

Les personnes confrontées à ce type de refus ont tout intérêt à se rapprocher rapidement des services compétents afin de faire vérifier leur situation et, le cas échéant, renouveler leur demande de procuration.