À quelques jours de la clôture du dépôt des candidatures pour les élections provinciales, un invité inattendu fait son grand retour dans le débat politique. Jacques Lalié, que sa condamnation semblait avoir durablement écarté de la scène institutionnelle, annonce son retour dans la course électorale.

L’ancien président de la province des Îles Loyauté bénéficie d’un revirement judiciaire majeur après l’annulation par la Cour de cassation de la décision qui le frappait notamment d’une peine d’inéligibilité. Mais… si l’affaire n’est pas terminée et doit encore être rejugée par la cour d’appel de Nouméa, cette décision lui permet de se porter candidat au scrutin du 28 juin.

L’affaire à l’origine de sa condamnation remonte à l‘attribution d’un marché public destiné à la modernisation du système informatique de la province. Les juridictions avaient considéré que les conditions de sélection de l’entreprise retenue n’avaient pas respecté les règles applicables en matière de commande publique. Cette décision avait conduit à sa condamnation et à son départ de la présidence de la province.

Au-delà du dossier judiciaire, c’est surtout l’impact politique qui attire désormais l’attention. Car Jacques Lalié ne compte pas rejoindre les rangs de la liste officielle de l’Union calédonienne. L’ancien dirigeant provincial affirme préparer sa propre équipe, entouré de soutiens restés fidèles malgré les turbulences de ces dernières années.

Cette candidature pourrait compliquer les équilibres au sein du camp indépendantiste dans les Îles . Figure politique incontournable de l’archipel pendant de nombreuses années, Jacques Lalié conserve une influence réelle auprès d’une partie de l’électorat, malgré les controverses qui ont marqué la fin de son mandat.

On attend désormais avec impatience le nom de la liste qu’il conduira ainsi que les personnalités qui choisiront de l’accompagner dans cette nouvelle bataille électorale.