Face à l’absentéisme, aux difficultés d’apprentissage précoces et à la précarité qui fragilise de nombreuses familles, la province Sud déploie le programme « Bien avec mon école » dans neuf établissements prioritaires. Une réponse globale qui associe soutien pédagogique, accompagnement social, suivi sanitaire et implication des parents.

Lutter contre les difficultés scolaires sans agir sur leurs causes sociales est devenu impossible. C’est le constat qui a conduit la province Sud à lancer « Bien avec mon école », un dispositif expérimenté depuis la rentrée dans neuf écoles prioritaires.

Sur le terrain, les équipes éducatives observent une hausse des difficultés de langage dès la maternelle, une progression de l’absentéisme et une dégradation du climat scolaire. Des phénomènes souvent liés aux difficultés économiques rencontrées par certaines familles, accentuées depuis les émeutes de mai 2024.

Pour la collectivité, l’enjeu dépasse le seul cadre scolaire. L’objectif est d’intervenir le plus tôt possible afin d’éviter que les difficultés d’apprentissage, les fragilités familiales ou les problèmes de santé ne s’installent durablement et ne compromettent la réussite des enfants. Une attention particulière est ainsi portée aux premières années de scolarisation, considérées comme déterminantes pour la suite du parcours éducatif.

La première phase du programme repose sur le renforcement des équipes pédagogiques grâce à l’arrivée d’enseignants complémentaires. Ces derniers permettent un accompagnement plus individualisé des élèves en difficulté et apportent un soutien supplémentaire aux enseignants.

Le dispositif sera prochainement complété par une brigade sanitaire et sociale composée de travailleurs sociaux, psychologues, orthophonistes et personnels de santé. Des activités culturelles et sportives ainsi qu’un accompagnement renforcé des parents sont également prévus afin de renforcer le lien entre l’école et les familles.

Ce programme bénéficie d’un financement de 140 millions de francs en 2026, dont 40 millions au titre du dispositif de solidarité républicaine et 100 millions dans le cadre du pacte de refondation de la Nouvelle-Calédonie. Ces moyens permettent notamment le recrutement de 33 postes dédiés au dispositif.