La Direction des Affaires Vétérinaires, Alimentaires et Rurales (DAVAR) alerte la population sur une recrudescence de chenilles processionnaires observée ces dernières semaines. Cette espèce endémique, associée aux milieux littoraux de forêt sèche dégradée et notamment aux gaïacs, semble avoir profité des conditions climatiques particulières des derniers mois.

Le principal danger provient de ses poils urticants, qui peuvent être dispersés dans l’air et provoquer des réactions parfois sévères chez l’homme comme chez les animaux. Irritations cutanées, atteintes oculaires, troubles respiratoires ou digestifs figurent parmi les symptômes susceptibles d’apparaître après une exposition.

La DAVAR recommande de ne pas approcher ni manipuler les chenilles ou leurs cocons et d’éviter les secteurs infestés, en particulier sous les arbres concernés. Le port de vêtements couvrants, d’un chapeau et de lunettes est conseillé lors des promenades dans les zones à risque.

À proximité des habitations, il est recommandé de ne pas faire sécher le linge à l’extérieur, d’éviter de tondre la pelouse afin de ne pas remettre les poils en suspension dans l’air et de laver soigneusement les fruits et légumes du jardin.

Les propriétaires d’animaux sont également appelés à la plus grande vigilance. Chez les chiens, mais aussi chez les chevaux, le contact avec les chenilles ou leurs poils peut provoquer des lésions graves, voire mortelles. En cas de suspicion d’exposition, une consultation vétérinaire en urgence est recommandée.

Les affaires vétérinaires déconseille enfin toute tentative de destruction des cocons sans équipement de protection adapté et recommande de faire appel à un professionnel lorsque l’infestation présente un risque à proximité des habitations.