Jusqu’à 184 mm de pluie en trois heures à Goro et près de 19 000 éclairs recensés autour du pays. L’épisode orageux du 30 septembre au 2 octobre a surtout touché le sud-est de la Grande Terre. Dans le Nord et sur la côte ouest, les pluies sont restées insuffisantes pour atténuer la sécheresse.

Les orages ont été spectaculaires, mais l’eau n’est pas tombée partout. Dans son bilan publié le 5 octobre, Météo-France souligne les forts écarts entre les régions, alors que la sécheresse s’installe depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans le nord-ouest.

À l’origine de cet épisode, une zone de basse pression formée au nord-est du pays a favorisé la rencontre de courants d’air et le développement de fortes pluies orageuses. L’ensemble s’est lentement déplacé vers l’est. Une grande partie des précipitations est tombée en mer, entre la Grande Terre et les Loyauté, mais le sud-est a été abondamment arrosé.

Le plus fort des pluies à Goro. Dès mercredi matin, des pluies importantes ont touché Poindimié et Ponérihouen. Mais c’est dans la nuit du mercredi 30 septembre au jeudi 1er octobre que les précipitations ont été les plus intenses.

À la station de Goro Usine (PRNC), 184 mm ont été mesurés entre 1 h 42 et 4 h 42. Soit 184 litres d’eau par mètre carré en seulement trois heures.

Jeudi, les orages ont gagné les Loyauté. À Mou, sur l’île de Maré, 82,5 mm sont tombés entre 10 heures et 13 heures.

Après quelques averses dans la nuit et vendredi matin, une petite dépression s’est rapidement formée au sud du pays. Elle a provoqué une nouvelle vague de fortes pluies, de Moindou à Yaté, entre midi et 16 heures. À Dumbéa et Païta, les cumuls ont dépassé 20 mm en une heure, entre 13 heures et 14 heures. Le beau temps est revenu sur l’ensemble du pays dès vendredi soir.

Près de 19 000 éclairs en trois jours. L’épisode s’est aussi distingué par son activité électrique. Au total, 18 736 éclairs ont été recensés sur la zone terrestre et maritime étudiée autour de la Nouvelle-Calédonie. Ce total comprend les éclairs à l’intérieur des nuages et ceux qui atteignent le sol.

Le pic d’activité a été enregistré vendredi après-midi dans le sud de la Grande Terre. Une centaine d’impacts de foudre ont touché les communes du Mont-Dore, de Dumbéa, de Yaté et de Païta.

Côté vent, les rafales n’ont pas dépassé 63 km/h sur le réseau de stations. Cette valeur maximale a été relevée à Nouméa, jeudi à 19 h 43.

La sécheresse reste bien présente. Dans l’extrême nord et sur la côte ouest, les averses de mercredi ont généralement apporté moins de 10 mm. Seule Poya s’est démarquée avec 19,2 mm. Ces quantités n’ont pas suffi à atténuer la sécheresse dans les secteurs les plus touchés.

Météo-France rappelle que le pays reste sous l’influence d’El Niño, un contexte qui réduit la probabilité de ce type d’épisode instable. Ces trois jours d’orages ont donc laissé un bilan contrasté : beaucoup d’eau dans le sud-est, mais un répit encore attendu dans le Nord et l’Ouest.