Une femme de 33 ans a été incarcérée après avoir remis du cannabis à son compagnon détenu au centre pénitentiaire de Nouméa. L’enquête a permis de saisir plus d’un demi-kilo d’herbe et 80 000 francs. Avec une précédente condamnation, elle doit exécuter deux années de prison ferme, indique le procureur.
Quelques grammes de cannabis retrouvés après un parloir ont conduit les policiers à découvrir un trafic installé depuis plusieurs mois. Le 30 septembre, vers 15 h 30, une fouille au centre pénitentiaire de Nouméa a révélé un pochon d’herbe sur un détenu.
Interpellée à la sortie de l’établissement, sa compagne, domiciliée à Magenta, a reconnu avoir introduit le cannabis et l’avoir remis à son compagnon.
Plus d’un demi-kilo saisi
Les enquêteurs du service territorial de police judiciaire ont identifié deux adresses où la trentenaire avait dissimulé du cannabis. Ils ont saisi 536 grammes d’herbe, dont la valeur de revente est estimée à 435 000 francs, ainsi que 80 000 francs en espèces.
En garde à vue, elle a reconnu se livrer à ce trafic depuis le 28 février 2026. Le cannabis retrouvé à son domicile était réparti dans 87 sachets destinés à la vente. Elle a déclaré qu’il provenait de Houaïlou, sans préciser les lieux de culture et de conditionnement.
L’enquête a également établi trois livraisons à son compagnon pendant sa détention.
Une nouvelle condamnation, deux ans à exécuter
Déjà condamnée pour trafic de stupéfiants en juillet 2022 puis en février 2025, la prévenue a été présentée à la justice le 2 octobre en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
En état de récidive légale, elle a accepté la peine proposée par le parquet : douze mois de prison ferme avec incarcération immédiate. Le juge l’a homologuée et a ordonné la confiscation des 80 000 francs issus du trafic.
Cette peine s’ajoute aux douze mois résultant de sa condamnation de février 2025 : six mois ferme et la révocation d’un sursis de six mois. Elle doit donc exécuter deux années de prison ferme.
Son compagnon doit être jugé en 2027 pour détention non autorisée de stupéfiants et recel lié à l’introduction d’un objet interdit en détention.

