Trop de cours, pas assez d’écoute et un avenir qui inquiète. Un appel à manifester et à bloquer les lycées mercredi 7 octobre circule sur les réseaux sociaux. Les revendications mêlent rythme scolaire, orientation et conditions d’études en Nouvelle-Calédonie.

« Tous devant les lycées ! » L’affiche cite Lapérouse, Escoffier, Jules-Garnier, le lycée du Mont-Dore, Dick-Ukeiwé et le lycée du Grand Nouméa, tout en appelant les autres établissements du territoire à rejoindre le mouvement. Son ampleur reste toutefois inconnue : l’appel ne permet pas de confirmer quels lycées seront effectivement bloqués.

Des journées trop chargées

Dans un document consacré à Lapérouse, les élèves dénoncent 32 heures de cours par semaine, des journées à rallonge et des emplois du temps mal répartis. Trop de fatigue, trop de stress et peu de temps pour souffler ou travailler efficacement : ils réclament un rythme plus adapté à leur âge.

Les programmes sont également dans leur viseur. En français et en anglais, ils demandent une progression plus cohérente entre ce qu’ils ont appris et ce qu’on attend d’eux. L’affiche conteste aussi les classes dites « prodiges », accusées de créer une différence entre élèves.

Autre sujet sensible : Parcoursup. Le document décrit une orientation vécue dans le stress et l’incertitude, avec des choix parfois faits par défaut. Les élèves réclament davantage d’accompagnement pour préparer la suite de leurs études.

Faire entendre les difficultés calédoniennes

L’appel commun élargit la liste : informations sur les examens communiquées trop tard, temps insuffisant pour manger, locaux à entretenir, manque de personnel et de soutien dans certains établissements. Il dénonce aussi un manque d’écoute et de communication avec l’administration.

À ces difficultés s’ajoutent celles du territoire : longs trajets, transports compliqués, contraintes de l’internat et coût des études. Les affiches demandent davantage d’aides pour les déplacements, le matériel et l’orientation, ainsi qu’une meilleure prise en compte des possibilités de formation après le lycée.

Le message est clair : les élèves veulent peser sur leurs conditions d’études. Le document annonçant le rendez-vous du 7 octobre invite à discuter collectivement des suites du mouvement, dans le respect des autres et des règles de sécurité. Mercredi permettra de mesurer combien répondent à l’appel.

Cet appel intervient sur fond de mobilisation lycéenne en métropole, où les blocages se multiplient et où une nouvelle journée d’action est annoncée le 6 octobre.