La menace d’un nouveau blocage plane sur l’aérodrome de Lifou. Le Comité de coordination coutumier de Drehu en a confirmé le principe ce vendredi. Une réunion doit maintenant permettre d’en fixer la date et les modalités.
À Lifou, la reprise des vols début juin n’avait pas mis fin au conflit. Après trois mois d’interruption, Wanaham avait rouvert et les avions d’Air Calédonie avaient recommencé à desservir l’île le 3 juin. Mais les représentants coutumiers avaient maintenu leur revendication principale : le retour des vols domestiques à Magenta.
Le 6 août, Milakulo Tukumuli avait tenté de relancer le dialogue. En déplacement à Lifou, le nouveau président du gouvernement, également chargé des transports, avait proposé aux collectifs de travailler ensemble à un nouveau schéma global de mobilité. Ces derniers avaient accepté de participer aux discussions, sans pour autant bouger sur Magenta.
Et c’est là que le dossier coince aujourd’hui. Selon le Comité de coordination coutumier de Drehu, la piste avancée serait notamment de faire repartir les liaisons vers Maré et Ouvéa depuis La Tontouta. Une option rejetée par les collectifs, qui veulent que les discussions se fassent sur la base d’un retour des vols domestiques à Magenta.
Le conflit remonte au 2 mars. Plusieurs aérodromes avaient alors été bloqués. L’Île des Pins a été la première à rouvrir, avec une reprise des vols le 30 mars. Lifou a suivi le 3 juin. À Maré et Ouvéa, en revanche, les blocages sont toujours en place.
C’est dans ce contexte que Drehu remet aujourd’hui sur la table un blocage de Wanaham. Le comité indique toutefois vouloir prévenir la population suffisamment tôt afin de limiter les conséquences, notamment pour les déplacements médicaux et la rentrée scolaire.
La réunion de ce vendredi après-midi doit permettre de préciser la suite du mouvement.
Un calendrier qui tombe plutôt bien. Les vacances sont désormais derrière nous. et la saison des mariages presque finie. Wanaham peut donc à nouveau être bloqué. Comme quoi, le soutien à la mobilité et à l’économie tient parfois… à quelques dates dans le calendrier.

