La question des conditions d’embarquement dans les transports en commun revient sur le tapis. Comment une passagère enceinte de huit mois a-t-elle pu embarquer à bord du Betico, alors que la compagnie fixe une limite à sept mois de grossesse non révolus ?

Jeudi 20 août, la passagère avait embarqué à Ouvéa pour rejoindre Nouméa lorsqu’elle a été victime d’un malaise en mer. Face à la situation, le Betico a dû modifier sa route et faire un détour par Lifou afin qu’elle puisse être débarquée et prise en charge par les secours.

Selon des éléments relayés sur les réseaux sociaux, la passagère aurait pourtant été examinée avant son départ par la sage-femme du centre médico-social de Wé, qui n’aurait pas relevé de contre-indication à la poursuite du voyage par bateau. Une information qui reste à confirmer auprès des services concernés.

À la suite de l’incident, la Sudîles a rappelé ses règles : les femmes enceintes sont autorisées à voyager jusqu’à sept mois de grossesse non révolus, soit avant 35 semaines d’aménorrhée. L’équipage est formé aux premiers secours, mais le navire ne dispose pas des moyens nécessaires pour prendre en charge un accouchement ou une urgence obstétricale en mer.

La compagnie souligne par ailleurs qu’avec jusqu’à 350 passagers pouvant se présenter simultanément, ses équipes ne peuvent effectuer de contrôle médical individuel. Il appartient donc aux voyageurs de signaler leur situation. Le capitaine peut toutefois refuser un embarquement s’il estime que la sécurité d’un passager ne peut être garantie.

L’incident intervient alors que les liaisons aériennes avec Ouvéa sont suspendues, réduisant fortement les possibilités de déplacement depuis l’île, notamment pour les personnes nécessitant un suivi médical.