Le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (H5N1) continue de gagner du terrain vers la Nouvelle-Calédonie. Après son apparition en Australie-Occidentale en juin, puis en Nouvelle-Zélande mi-juillet, il vient d’être détecté pour la première fois dans le Queensland, sur la côte est australienne, à environ 1 600 kilomètres du territoire.
Le 25 juillet, un pétrel retrouvé mort sur Moreton Island a été testé positif au H5N1. C’est le premier cas confirmé dans le Queensland, sur la façade australienne la plus proche de la Nouvelle-Calédonie. Une évolution qui rapproche encore le virus du territoire.
Au 26 juillet, les autorités australiennes comptabilisaient 20 détections confirmées ou présumées positives chez des oiseaux marins sauvages, contre 17 quelques jours plus tôt. En Nouvelle-Zélande, le bilan reste stable avec deux cas confirmés.
Jusqu’à présent, les foyers étaient concentrés dans l’ouest et le sud de l’Australie. L’arrivée du virus dans le Queensland augmente désormais la probabilité qu’un oiseau marin migrateur porteur du H5N1 atteigne la Nouvelle-Calédonie.
Les éleveurs comme les particuliers possédant des volailles ou des oiseaux d’ornement sont également rappelés à leur obligation de déclarer leur cheptel.
Les autorités soulignent toutefois que le risque pour la population reste faible. Les contaminations humaines demeurent très rares et surviennent essentiellement après des contacts étroits avec des oiseaux infectés. Aucun élevage avicole n’est actuellement touché en Australie ou en Nouvelle-Zélande.
Face à cette évolution, la Direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR) appelle à la vigilance. Tout oiseau mort, malade ou présentant un comportement inhabituel doit être signalé sans délai au SIVAP, sans jamais être manipulé.

