Zurich figure chaque année parmi les villes les plus chères de la planète. Pourtant, en Nouvelle-Calédonie, où le coût de la vie fait régulièrement débat, certains de ces tarifs pourraient bien sembler étonnamment familiers.
Selon un article de Capital, basé sur une étude de la Deutsche Bank réalisée dans 69 grandes villes, nous avons converti l’ensemble des prix en francs CFP afin de les comparer avec ceux pratiqués sur le Caillou. Et le résultat réserve quelques surprises : pour plusieurs produits du quotidien, l’écart est bien moins important qu’on pourrait l’imaginer.
À Zurich, un cappuccino coûte 743 F. Impressionnant ? Pas vraiment lorsqu’on sait qu’en Nouvelle-Calédonie, certains établissements le servent déjà autour de 700 à 750 F. Les Suisses appellent ça le coût de la vie. Les Calédoniens, eux, appellent ça… le mardi matin.
Même surprise avec le Coca-Cola. Une bouteille de 33 cl dépasse 625 F à Zurich. Ici, il n’est pas rare d’en payer 700 F au restaurant ou dans les snacks. Pour une fois, la Suisse peut presque nous envier.
Les Suisses reprennent toutefois l’avantage sur certains postes. Une course de taxi de cinq kilomètres avoisine 3 300 F, et une place de cinéma atteint 2 600 F. En Nouvelle-Calédonie, on a les taxis 1000 et il faut compter environ 1 350 F pour une séance. Il reste donc encore un domaine où l’on peut se consoler.
À Singapour, une bouteille de vin dépasse les 4 100 F. Un prix élevé, mais qui ne semblera pas totalement extravagant aux Calédoniens, certains vins importés atteignant rapidement ce niveau dans les commerces et restaurants du territoire.
L’étude cite aussi Dubaï, où une bière importée dépasse souvent 1 300 F. Là encore, les Calédoniens ne seront pas forcément impressionnés : dans certains établissements du territoire, la même bière tutoie souvent les 1 500 F.
À Tel-Aviv, un menu burger coûte environ 2 200 F. En Nouvelle-Calédonie, il tourne autour de 1 500 F. Là encore, les Calédoniens ne seront sans doute pas les plus choqués.
Au final, si Zurich est l’une des villes les plus chères du monde, la Nouvelle-Calédonie prouve qu’il n’est pas toujours nécessaire de prendre l’avion pour se faire peur en regardant les prix.
