Le marché de l’intérim reste fortement marqué par les conséquences des exactions de mai 2024. Si le nombre d’intérimaires continue de reculer en 2025, la hausse des heures travaillées laisse entrevoir un début de redressement.
Le secteur de l’intérim peine encore à retrouver son niveau d’avant-crise. En 2025, 288 entreprises ont eu recours à des agences d’intérim, générant 7 900 missions pour 1 860 travailleurs.
Le nombre d’intérimaires baisse de 21,5 % par rapport à 2024, tandis que celui des entreprises utilisatrices recule de 28,2 %. Construction, industrie, commerce et services sont tous concernés.
Par rapport à 2023, avant les exactions de mai 2024, le nombre d’entreprises clientes, de missions et d’intérimaires a été réduit de moitié.
Quelques indicateurs repartent toutefois à la hausse. Les entreprises font davantage appel aux mêmes intérimaires, qui effectuent plus d’heures de travail. Le volume d’heures progresse ainsi de 30,5 % sur un an, portant l’activité à 229 équivalents temps plein (ETP). Un signal encourageant, même si le secteur reste loin de son niveau d’avant-crise.
L’intérim demeure très masculin : trois intérimaires sur quatre sont des hommes, principalement dans l’industrie et la construction.
Les femmes travaillent surtout dans le commerce et les services. Les jeunes restent également très représentés : 43 % des intérimaires ont moins de 30 ans, contre 24 % des salariés du privé.
Après deux années de forte contraction, l’intérim montre ainsi quelques signes de stabilisation. Une évolution encourageante, mais qui devra encore se confirmer.

