Terra Caledonia souhaite maintenir une taxe de 60 % sur les chips importées pendant dix ans afin de protéger sa production locale. La demande est actuellement étudiée par la Direction des entreprises, de la consommation, de l’attractivité et des télécommunications (DECAT), qui a parallèlement lancé une consultation auprès des importateurs et des distributeurs.

Ce type de dispositif vise à protéger la production locale face aux importations. En augmentant le coût des produits venus de l’extérieur, il permet aux fabricants installés sur le territoire de rester compétitifs.

Selon les données figurant dans le dossier transmis à l’administration, la consommation annuelle de chips en Nouvelle-Calédonie représenterait environ 266 tonnes. Près de la moitié de ces volumes serait aujourd’hui produite localement. Le marché aurait également connu une progression régulière ces dernières années, avec une hausse estimée à environ 8 % par an et par habitant entre 2011 et 2022.

Dans son argumentaire, Terra Caledonia met en avant son rôle dans le développement de la filière agricole locale. L’entreprise affirme notamment contribuer à l’augmentation de la production de pommes de terre sur le territoire, avec plus de 240 tonnes supplémentaires produites chaque année. Elle évoque également la création de valeur ajoutée par la transformation locale et la substitution d’une partie des importations.

Avant toute décision, l’administration a engagé une phase de consultation auprès des acteurs économiques concernés, notamment les importateurs et les distributeurs, invités à formuler leurs observations avant le 20 mars 2026. Une démarche qui interpelle à la veille d’échéances électorales importantes.

À l’issue de cette consultation, les autorités devront déterminer s’il convient de maintenir cette taxe sur les chips importées ou d’ouvrir davantage le marché à la concurrence. La décision pourrait avoir des conséquences à la fois pour les producteurs locaux et…. pour les prix payés par les consommateurs.

Une décision qui pourrait peser à la fois sur l’avenir de la filière locale… et sur le prix du paquet de chips dans les rayons.