Après les interrogations soulevées ces dernières semaines par L’Éveil Océanien sur de supposées « radiations massives », le Haut-commissariat a publié plusieurs infographies détaillant l’évolution de la Liste électorale spéciale provinciale entre 2018 et 2026. Des chiffres qui mettent surtout en avant le renouvellement naturel du corps électoral.

Arrêtée au 30 avril 2026, la Liste électorale spéciale provinciale (LESP) compte 181 151 inscrits, contre 164 555 lors des précédentes provinciales de 2018. Soit une progression de 16 596 électeurs en huit ans, représentant un peu plus de 10 %.

Selon les données publiées par le Haut-commissariat, 31 690 nouvelles inscriptions ont été enregistrées sur cette période. Parmi elles, 24 812 concernent des jeunes devenus majeurs et inscrits d’office, soit plus des trois quarts des nouveaux électeurs. Les 6 878 autres inscriptions relèvent de démarches volontaires.

Dans le même temps, 15 094 électeurs sont sortis de la LESP. Le Haut-commissariat précise que 11 846 de ces radiations sont liées à des décès. Les autres concernent des situations administratives : doubles inscriptions, incapacités électorales ou décisions prises par les commissions compétentes.

Cette publication intervient dans un contexte de polémique autour des listes électorales spéciales. Ces derniers jours, L’Éveil Océanien avait alerté sur un supposé écart de « 16 000 électeurs radiés » entre 2018 et 2026. Sans citer directement le mouvement, les services de l’État apportent ici une explication détaillée de l’évolution des entrées et sorties enregistrées sur la LESP.

Comme le prévoient les textes, une révision complémentaire de la Liste électorale spéciale provinciale doit encore intervenir au mois de juin, avant le scrutin.