Le joli mois de mai ! Entre les jours fériés, les ponts, les écoles fermées et les semaines à rallonge… ou à raccourci, le mois de mai donne parfois l’impression que le territoire fonctionne au ralenti. Derrière cette parenthèse appréciée par beaucoup, certains s’interrogent aussi sur son coût réel pour une économie déjà fragilisée.
Le mois de mai a une ambiance bien particulière. À peine la semaine commence qu’un nouveau jour férié apparaît déjà dans le calendrier. 1er mai, 8 mai, Ascension, Pentecôte… Au bout de quelques semaines, plus personne ne sait vraiment quel jour on est.
Dans les entreprises, on jongle avec les absences, les chantiers qui prennent du retard, les rendez-vous déplacés et les fameux “on verra ça la semaine prochaine”… qui finit elle aussi coupée en deux. Certains patrons parlent même du mois de mai comme d’un véritable parcours d’obstacles administratif et économique.
Et forcément, la question revient chaque année : combien ça coûte au pays ?
En théorie, beaucoup.
En ramenant le PIB calédonien 2024; estimé à 943 milliards de francs CFP par l’ISEE et le CEROM, au nombre de jours ouvrés dans l’année, l’économie locale produit environ 4 milliards de francs CFP par jour travaillé. Avec quatre jours fériés en mai, cela représenterait donc théoriquement jusqu’à 15 milliards de francs CFP d’activité “mise en pause”.
Mais heureusement, tout ne s’arrête pas complètement. Les restaurants tournent, les commerces restent ouverts, les stations-service travaillent et le tourisme local profite largement des longs week-ends. Une partie de l’activité est aussi simplement reportée ou rattrapée les jours suivants.
Les enfants, eux, semblent avoir définitivement perdu le fil. Entre les écoles fermées, les ponts et les semaines de deux ou trois jours, le réveil devient presque facultatif et certains parents avouent eux aussi ne plus trop suivre le rythme.
Au final, le vrai coût est probablement bien inférieur aux chiffres théoriques. Mais dans une économie déjà sous tension, ce mois de mai version “pause régulière” donne parfois le sentiment d’un pays qui avance avec le frein à main.
Même si la semaine prochaine s’annonce enfin un peu plus “laborieuse”, ne désespérez pas : il reste encore le lundi 25 mai pour remettre tout le monde d’accord.
