La Cour des comptes a condamné l’ancien président et l’ancien directeur de l’association La Case des artistes à 3 000 euros d’amende chacun. En cause : plusieurs irrégularités dans la gestion de cette structure culturelle financée par des fonds publics, notamment l’absence de publication des comptes malgré les subventions perçues, des décisions prises sans habilitation valable, des actes signés alors que le mandat du président était expiré et des anomalies dans la rémunération du directeur.

La Cour des comptes a rendu, le 10 mars 2026, un arrêt concernant la gestion de l’association La Case des artistes en Nouvelle-Calédonie, à la suite d’un déféré de la Chambre territoriale des comptes

Cette structure n’était pas un organisme public mais une association loi 1901. Elle bénéficiait toutefois de subventions publiques destinées à soutenir l’emploi artistique et le secteur du spectacle vivant, en proposant notamment un dispositif de portage salarial pour les artistes et techniciens.

Le contrôle financier a mis en évidence plusieurs manquements dans la gestion de l’association : absence de publication des comptes malgré les subventions perçues, décisions prises sans habilitation valable, actes signés alors que le mandat du président était expiré et anomalies dans la rémunération du directeur.

Dans son arrêt, la Cour examine la responsabilité de l’ancien président et de l’ancien directeur salarié de l’association, Gregory Touyada et Johanito Wamytan.

La juridiction financière relève également que certains actes de gestion ont été engagés alors que les responsables ne disposaient plus de l’habilitation nécessaire pour agir au nom de l’association, ce qui constitue, selon elle, une faute de gestion dans l’utilisation de fonds publics.

Estimant que ces faits engagent leur responsabilité, la Cour des comptes a condamné les deux dirigeants à une amende de 3 000 euros chacun. La décision doit être publiée au Journal officiel et peut faire l’objet d’un appel devant la Cour d’appel financière.