L’inflation en Nouvelle-Calédonie continue de faire du surplace… en apparence. Selon les dernières données publiées par l’ISEE, les prix à la consommation ont peu évolué en juin (+0,1 %), une respiration après plusieurs mois de fluctuations. Mais derrière cette stabilité affichée, de fortes disparités persistent selon les secteurs… et selon les ménages.
Services : les transports font grimper la note
Ce sont les services qui tirent les prix vers le haut en juin, avec une augmentation de +0,5 %. En cause : le prix des billets d’avion, notamment pour les vols internationaux, qui bondit de +6,4 %. Le transport maritime de voyageurs suit la tendance (+2,9 %), tout comme les services financiers et culturels, à des niveaux moindres.
Alimentation : les légumes pèsent dans le panier
Dans les rayons, les consommateurs remarquent aussi une légère hausse de l’alimentation (+0,3 %). Les tomates et les concombres flambent, entraînant avec eux l’ensemble des légumes (+2,8 %). Le prix du fromage grimpe également, tout comme certaines douceurs sucrées. À l’inverse, viande, poissons et céréales reculent légèrement.
Carburants : un répit bienvenu à la pompe
Bonne nouvelle pour les automobilistes : les carburants ont poursuivi leur baisse. Le litre d’essence est affiché à 157,1 F, celui du gazole à 138,0 F, soit une diminution de respectivement -2,1 % et -2,7 % en un mois. Résultat : les prix de l’énergie chutent encore de -1,1 %, même si le gaz repart timidement à la hausse.
Les plus modestes plus durement touchés
Mais l’information la plus marquante se cache dans les détails : l’inflation ressentie par les ménages les plus modestesreste nettement plus élevée. Sur un an, leur indice des prix grimpe de +1,6 %, contre seulement +0,5 % pour l’ensemble de la population.
Ce décalage s’explique par une structure de consommation différente : ces foyers dépensent plus en services (+3,4 % sur un an), en alimentation ou en transports – des postes qui ont justement le plus augmenté. Résultat : même si les prix sont stables ce mois-ci pour eux, leur budget reste sous pression.
Derrière les chiffres, la réalité du quotidien
Officiellement, l’inflation est sous contrôle. Mais dans les caddies et les portefeuilles, le sentiment est tout autre, surtout pour ceux qui consacrent l’essentiel de leurs revenus aux dépenses contraintes. La baisse des prix des produits manufacturés ou des carburants ne compense pas la hausse continue des services, des transports ou des produits frais pour les foyers les plus fragiles.
