Six heures de stage, des travaux d’entretien et 9 500 francs à régler : quinze auteurs d’infractions environnementales ont participé, lundi 26 octobre, à une première session au Parc forestier. Une mesure qui peut leur permettre d’éviter un procès.
Ratissage, désherbage, nettoyage… Au Parc provincial zoologique et forestier, les participants ont été invités à contribuer à la préservation des lieux. Cette journée inaugurait le premier stage de citoyenneté consacré à l’environnement en Nouvelle-Calédonie.
À l’initiative du parquet de Nouméa, le dispositif a été construit avec la province Sud et le Centre d’initiation à l’environnement de Nouvelle-Calédonie (CIE.NC), chargé de sa coordination. Il associe une présentation des règles et des conséquences des infractions à des activités concrètes sur le terrain.
Pendant six heures, les stagiaires bénéficient des interventions du parquet, des gardes-nature et du CIE.NC. L’objectif : comprendre ce que leurs actes peuvent provoquer et les raisons des interdictions.
Éviter un procès, sous conditions
Les quinze premiers participants relèvent tous d’une alternative aux poursuites, selon le vice-procureur Nicolas Kerfridin. Accomplir correctement le stage peut donc leur permettre d’éviter un procès, sous réserve des conditions fixées par le parquet.
Cela suppose d’être ponctuel, de suivre toutes les interventions, d’adopter un comportement adapté et de régler les 9 500 francs demandés. Une attestation valide le respect de ces obligations. À défaut, un rapport est transmis au parquet, qui décide des suites.
Le stage peut également être prononcé comme une peine. Il concerne des adultes, particuliers ou professionnels, pour lesquels cette réponse est jugée adaptée à la gravité des faits.
D’autres sites pourront accueillir les stages
Infractions aux règles de chasse ou de pêche, dépôts sauvages, feux non autorisés, atteintes aux espèces protégées : plusieurs types de faits peuvent entrer dans ce dispositif.
De prochaines sessions pourront être accueillies au château Hagen, sur les îlots Sainte-Marie ou au Centre d’activités nautiques. Ramassage de déchets, plantations ou gestion des plantes envahissantes pourront compléter les travaux d’entretien.
Au-delà du chantier réalisé, les organisateurs veulent éviter la récidive en donnant davantage de sens aux règles de protection de l’environnement.
crédit photo : province Sud
