la chenille légionnaire sous surveillance

chenille

Un plan de gestion adapté vient d’être mis en place suite à la détection, sur plusieurs cultures de maïs, de Spodoptera frugiperda, un papillon ravageur aussi appelé chenille légionnaire d’automne. Le gouvernement y participe à hauteur de 5 millions.

Une stratégie menée sur plusieurs axes

Piloté par la Chambre d’agriculture, ce plan vise à réduire la population d’insectes à un seuil suffisamment bas pour ne pas engendrer de pertes économiques. Le maïs est en effet l’une des principales grandes cultures de Nouvelle-Calédonie, avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 600 millions de francs.
La stratégie repose sur plusieurs axes : la surveillance, la lutte chimique à court terme, le développement de la lutte biologique et l’adaptation des pratiques agronomiques.

Sa présence confirmée début 2021

Originaire du continent américain, ce papillon s’est répandu très rapidement dans la région Asie- Pacifique, jusqu’à l’Australie en 2020. Le vent, qui constitue sa voie de propagation privilégiée, l’aurait amené en Nouvelle-Calédonie où sa présence a été confirmée en début d’année à Pouembout, Bourail, La Foa et Boulouparis.

Un insecte dont la propagation est rapide

Compte tenu de la biologie de cet insecte, tous les pays précédemment touchés ont vu leurs tentatives d’éradication échouer. En effet, il est capable de s’installer sur de nombreuses cultures, de se propager rapidement sur de longues distances (plus de 100 km par jour) et de persister toute l’année en climat tropical.

Ce constat, partagé par tous les acteurs de la filière, a conduit à la mise en œuvre d’un plan adapté, évalué à 10 millions de francs pour l’année 2021. La Nouvelle-Calédonie y contribue à hauteur de 50 %, soit 5 millions de francs financés par l’Agence rurale. Le solde restant est partagé entre les autres acteurs, c’est-à-dire les producteurs, ainsi que les provinces Sud et Nord dans le cadre de leur compétence d’accompagnement technique.