Mise en cause par La Fédé, l’Autorité de la concurrence répond sur le terrain de son indépendance. Dans un communiqué publié ce lundi 19 octobre, elle affirme que le dialogue social doit permettre de traiter les difficultés des agents, mais qu’il ne peut se substituer aux règles encadrant la nomination ou la fin des fonctions de ses dirigeants.
L’indépendance se retrouve ainsi au cœur du conflit, chaque partie invoquant sa défense. La Fédé avait dénoncé des atteintes à celle de l’Autorité et de son service d’instruction, ainsi qu’un management contesté et une dégradation des conditions de travail. En réponse, l’ACNC estime que les garanties attachées à sa direction doivent être respectées et que les responsabilités ne peuvent être préjugées.
L’institution rappelle son attachement au droit de grève et à la liberté d’expression syndicale. Mais elle distingue les revendications collectives sur les conditions de travail d’une « revendication individuelle », dont elle ne précise pas la teneur. Elle conteste également les accusations visant ses responsables, qu’elle juge unilatérales et qui, selon elle, n’ont pas fait l’objet d’un examen contradictoire.
Pour examiner les difficultés internes, un audit externe sur le fonctionnement et la performance de l’Autorité a été engagé depuis plusieurs mois, indique le communiqué. Une médiation associant le syndicat est également en cours. Ces démarches doivent, selon l’ACNC, permettre une appréciation objective de la situation.
Les risques psychosociaux sont, toujours selon le communiqué, pris en charge par le service de prévention de la fonction publique calédonienne, qui doit proposer des actions adaptées. Aucun calendrier n’est précisé.
L’Autorité se dit donc ouverte au dialogue sur les conditions de travail, tout en rappelant que les éventuelles évolutions de sa gouvernance doivent respecter les procédures et les garanties d’indépendance prévues par les textes.
