Un chaton donné à un voisin, un chiot vendu sur Facebook… À partir du 7 novembre, ces démarches devront respecter de nouvelles obligations en Nouvelle-Calédonie. Même gratuit, le changement de propriétaire imposera une identification préalable de l’animal et la remise de documents.

La réforme, adoptée l’an dernier par le Congrès, vise à mieux suivre les chiens et les chats tout au long de leur vie. Retrouver leurs propriétaires, limiter les abandons et encadrer les portées mises en vente figurent parmi les objectifs du gouvernement.

Pour les propriétaires, deux situations sont à distinguer. Les animaux nés à partir du 7 novembre 2026 devront être identifiés au plus tard à six mois. Ceux nés avant cette date seront concernés dès lors qu’ils sont donnés ou vendus, quel que soit leur âge. Un chien adulte que l’on confie définitivement à une autre famille devra donc, lui aussi, passer par cette étape. Puce électronique ou tatouage, l’identification sera réalisée par un vétérinaire et enregistrée dans Calédopattes.

La remise de l’animal devra s’accompagner d’une attestation de cession, de son document d’identification et de son carnet de vaccination s’il en possède un. Pour une vente, un certificat vétérinaire sur son état de santé apparent et un document expliquant ses besoins et son éducation seront également exigés. Les chiots et chatons de moins de huit semaines ne pourront être ni vendus ni donnés.

Les annonces devront aussi être plus précises. Sur les réseaux sociaux comme ailleurs, il faudra indiquer l’âge ou la date de naissance de l’animal, son numéro d’identification : ou celui de sa mère s’il n’est pas encore identifié, son inscription éventuelle à un livre généalogique et le numéro d’élevage lorsqu’il existe. Mentionner la mère dans l’annonce ne dispensera pas de faire identifier le petit avant son départ.

La vente de portées sera davantage encadrée. Sans déclaration comme éleveur auprès du SIVAP, un particulier ne pourra vendre les animaux issus de plus d’une portée par année civile. Les associations proposant des animaux à l’adoption devront également se déclarer et appliquer les règles de cession. Les infractions pourront entraîner jusqu’à 100 000 francs d’amende administrative, voire 200 000 francs en cas de réitération dans les trois ans.

Reste un geste essentiel pour que l’identification serve réellement à retrouver un animal perdu : garder ses coordonnées à jour. Un changement de téléphone ou d’adresse doit être signalé au vétérinaire. Car la puce permet de joindre le propriétaire une fois l’animal retrouvé et son numéro lu. Elle ne permet pas de le localiser à distance.