La Fédé appelle à une journée de grève reconductible lundi 19 octobre à l’Autorité de la concurrence. Un rassemblement est prévu dès 7 h 30 devant l’institution, avec une revendication centrale : le départ immédiat de Stéphane Retterer.
« Ça suffit ! » Le message de la Fédé donne le ton. Le syndicat dénonce une « crise profonde de gouvernance », un dialogue social défaillant, un management contesté et des conditions de travail dégradées. Il alerte également sur des risques psychosociaux et de possibles atteintes à l’indépendance de l’Autorité et de son service d’instruction.
Selon la Fédé, les alertes et les discussions n’ont pas permis de régler la situation. Elle accuse la direction de ne pas avoir respecté ses engagements : « Pas un nouveau plan d’action. Pas de nouvelles promesses. Des actes. »
L’indépendance au cœur du conflit
À l’ACNC, le service d’instruction enquête sous l’autorité du rapporteur général, tandis que le collège rend les décisions. Le président assure l’organisation et le fonctionnement de l’institution. Cette distinction entre enquête et décision constitue un élément essentiel de son fonctionnement.
La Fédé estime cette indépendance menacée et réclame un changement à la tête de l’Autorité.
Des difficultés déjà documentées
Dans son rapport publié en 2024, portant sur les exercices 2018 à 2022, la Chambre territoriale des comptes relevait des signalements et une rotation des effectifs régulièrement supérieure à 30 % au service d’instruction. Elle soulignait aussi des problèmes d’organisation contribuant au mal-être des agents.
Ces constats précèdent l’arrivée de Stéphane Retterer, nommé en 2023. Ils témoignent de fragilités anciennes, sans établir les accusations actuelles du syndicat.
Lundi, la Fédé entend donc porter ses revendications devant les locaux de l’ACNC. Le préavis couvre une journée, mais le mouvement pourra être reconduit.
