Pour la première fois, cinq institutions calédoniennes ont évalué ensemble la politique de formation professionnelle continue destinée aux jeunes les plus éloignés de l’emploi. Cette évaluation pilote, qui porte sur la période 2020-2025, sera présentée le 21 septembre à Nouméa.

Selon ses conclusions, entre 6 000 et 8 000 jeunes Calédoniens sans qualification ne seraient aujourd’hui ni en emploi, ni en études, ni en formation. Chaque année, près de 800 jeunes sortiraient du système scolaire sans diplôme, dont environ 600 sans aucune qualification.

Le rapport relève cependant un résultat encourageant : valider un parcours de formation professionnelle multiplierait presque par deux la probabilité d’être embauché dans les six mois. Celle-ci serait multipliée par 1,9 après une formation collective et par 2 après un parcours en alternance. Ces formations contribueraient également à restaurer l’estime de soi et à faciliter l’entrée dans le monde du travail.

Mais les obstacles restent nombreux : difficultés de transport, manque de logements et d’hébergements, parentalité précoce ou encore coordination insuffisante entre les différents dispositifs.

L’évaluation pointe surtout une baisse de 48 % des financements consacrés à la formation professionnelle continue en dix ans. Un recul important au regard du nombre de jeunes qui quittent chaque année l’école sans qualification.

Cette première évaluation commune a réuni le gouvernement, le Congrès, le CESE-NC, la Chambre territoriale des comptes et l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Adoptée à l’unanimité par le CESE-NC le 14 août, sa synthèse retient quatorze recommandations stratégiques.

Les conclusions détaillées seront présentées lundi 21 septembre à 9 heures, dans les locaux du CESE-NC à Ducos. Une première évaluation qui doit désormais servir de base pour améliorer les dispositifs et mieux accompagner les jeunes vers l’emploi.

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