Après près de dix ans d’études, la deuxième route du Mont-Dore commence à prendre forme. Un viaduc maritime d’un peu plus de quatre kilomètres est aujourd’hui privilégié, pour un coût estimé entre 40 et 60 milliards de francs. Le premier comité consultatif consacré au dossier s’est réuni jeudi à la mairie.

Une seule route pour le Grand Sud. Cette nouvelle voie doit offrir une alternative à la RP1, seul axe reliant le sud du Mont-Dore et Yaté au reste de l’agglomération. Accidents, crues, feux, blocages ou caillassages peuvent interrompre la circulation et isoler près de 15 000 habitants.

Le viaduc tient la corde. Plusieurs solutions ont été examinées au fil des années : tracés terrestres ou littoraux, téléphérique, navettes maritimes et viaduc. C’est cette dernière option qui semble désormais privilégiée. L’ouvrage relierait la pointe Babin, à Boulari, à la route de la Corniche, du côté de La Coulée et du Vallon-Dore, afin de contourner Saint-Louis.

Une facture encore incertaine. Sa longueur est estimée à environ 4,1 kilomètres. Une première évaluation réalisée en 2021 chiffrait les seuls travaux à 49 milliards de francs. La province Sud reste toutefois prudente : les caractéristiques définitives de l’ouvrage ne sont pas encore arrêtées et son coût global pourrait atteindre 60 milliards.

Les risques naturels, l’impact environnemental et les éventuelles retombées économiques doivent maintenant être évalués. L’étude portera notamment sur l’évolution du niveau de la mer, le risque de tsunami, les fonds marins et les espèces protégées. Ses conclusions sont attendues au deuxième trimestre 2027.

La concertation est lancée. Créé en juin par la Ville, le comité consultatif réunit élus, institutions, chefferies, associations et acteurs économiques. Il permettra de suivre les études et d’alimenter les échanges, mais il ne décidera pas de la construction.

Fonds publics, participation de l’État, partenariat avec le privé ou concession avec péage : plusieurs pistes sont évoquées, sans qu’aucune soit arrêtée. Le projet avance donc sur le papier, mais il reste encore à définir précisément l’ouvrage, réunir plusieurs dizaines de milliards et obtenir une décision politique.

Photo : province Sud