Après les annonces, place aux marchés. La CCI-NC a réuni jeudi soir collectivités et entreprises autour du plan d’investissement de l’État. La deuxième vague prévoit 50 nouveaux projets représentant 10,1 milliards de francs, avec des démarrages attendus dès cette année.

Des projets dans tous les secteurs. Routes, ponts, réseaux d’eau, établissements scolaires et équipements publics sont concernés. Parmi les principaux chantiers figurent la rénovation des lycées Escoffier à Nouméa et Michel-Rocard à Pouembout, l’aménagement de 220 arrêts d’autocars sur la Grande Terre, plusieurs ponts dans le Nord et la sécurisation de l’eau potable à Voh.

Sept opérations en province Sud. Elles représentent 2,119 milliards de francs et comprennent notamment la rénovation du collège de Boulari, la sécurisation des établissements provinciaux, la modernisation de l’accueil du parc de la Dumbéa, la protection du littoral au Mont-Dore, un atelier mobile de collecte des cerfs sauvages et une unité de transformation des matières organiques.

En avril, l’État avait déjà retenu 54 projets d’un coût total de 15,4 milliards de francs, avec une participation de 6,8 milliards. À la mi-août, la quasi-totalité de cette enveloppe était engagée. Les collectivités ont jusqu’au 31 décembre pour lancer les opérations et conserver les subventions.

La province Sud veut accélérer. Gil Brial, Amandine Bui Duyet, Xavier Rossard et le maire de Païta, Antoine Romain, ont participé à la rencontre. La collectivité entend faciliter le lancement des opérations et accompagner les acteurs économiques.

La relance attend ses premiers coups de pelle. Il reste à publier les appels d’offres, attribuer les marchés et ouvrir les chantiers. La CCI propose pour cela des ateliers sur la commande publique, un accompagnement individuel et jusqu’à six heures de conseil avec un expert-comptable.
Au total, les deux vagues réunissent 104 projets. Mais la relance ne se mesurera pas au nombre d’opérations annoncées : elle dépendra de celles qui auront réellement commencé.