Le nombre de défaillances d’entreprises recule en Nouvelle-Calédonie, à rebours de la tendance observée dans la plupart des territoires ultramarins. Selon l’IEOM, 330 entreprises ont fait l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire entre juillet 2025 et juin 2026, contre 377 au cours des douze mois précédents.

La baisse atteint 12,5 %. Elle concerne une majorité de secteurs, avec un recul particulièrement marqué dans le commerce et l’hébergement-restauration.

Dans l’ensemble des Outre-mer, la tendance est tout autre. Entre juillet 2025 et juin 2026, plus de 3 000 défaillances ont été enregistrées, soit une hausse de 14,9 % en un an, près de trois fois supérieure à celle observée au niveau national.

La dégradation est particulièrement forte en Guyane (+40 %) et en Guadeloupe (+29 %). Les défaillances progressent également en Martinique, à La Réunion et en Polynésie française. Dans ce dernier territoire, la hausse est principalement alimentée par le commerce.

À l’échelle ultramarine, les transports et l’entreposage connaissent la plus forte progression (+47,2 %). L’immobilier, l’information et la communication ainsi que le commerce figurent également parmi les secteurs enregistrant les plus fortes hausses.

Le recul calédonien doit cependant être interprété avec prudence. L’IEOM comptabilise uniquement les ouvertures de redressements et de liquidations judiciaires. Une défaillance ne correspond pas nécessairement à la fermeture d’une entreprise et, inversement, une cessation d’activité ne passe pas toujours par une procédure judiciaire.
Ces chiffres ne suffisent donc pas, à eux seuls, à conclure à une amélioration de la situation économique.