Alors que les violences ont repris ces derniers jours, notamment au Mont-Dore, le député Nicolas Metzdorf demande au ministre de l’Intérieur de suspendre le retrait des escadrons de gendarmerie mobile. Il estime que la Nouvelle-Calédonie n’est pas encore en mesure de se passer de ces renforts.
Le débat sur les moyens de sécurité en Nouvelle-Calédonie rebondit. Alors que l’État redéploie une partie des escadrons de gendarmerie mobile vers la métropole pour faire face aux importants feux de forêt, le député Nicolas Metzdorf demande au gouvernement de revenir sur cette décision.
Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’élu reconnaît la nécessité de mobiliser des renforts dans l’Hexagone. Mais il estime que la situation calédonienne demeure suffisamment fragile pour justifier leur maintien.
« La Nouvelle-Calédonie reste sous tension permanente depuis les émeutes du 13 mai 2024 », écrit-il, en évoquant les récents incidents survenus au Mont-Dore. Selon lui, ces violences montrent que le retrait des escadrons intervient « au pire moment ».
Au-delà des renforts actuels, Nicolas Metzdorf plaide pour un dispositif plus durable. Il estime que le territoire ne peut plus fonctionner avec des escadrons envoyés par rotation et demande un renforcement permanent des effectifs de gendarmerie.
Le député relance également une proposition qu’il défend depuis plusieurs mois : le passage du Grand Nouméa en zone de police nationale. « Sans les mobiles, nos effectifs sont clairement insuffisants pour couvrir le Grand Nouméa », écrit-il.
Il demande enfin au ministre de rétablir le dispositif au niveau qui existait avant le début du retrait des escadrons et d’engager rapidement un renforcement pérenne des forces de sécurité en Nouvelle-Calédonie.
Cette intervention intervient alors que plusieurs violences ont de nouveau été enregistrées ces derniers jours au Mont-Dore, ravivant les interrogations sur le calendrier du retrait progressif des renforts déployés après les émeutes de mai 2024.

