La situation sécuritaire inquiète de nouveau au Mont-Dore. Après une nuit marquée par plusieurs incendies, la mairie demande à l’État de renforcer sans attendre les effectifs de gendarmerie sur la commune.

Dans un courrier adressé ce dimanche 9 août au haut-commissaire, la maire Nina Julié fait état d’une « dégradation particulièrement préoccupante de la situation sécuritaire ». Pas moins de six départs de feu auraient été recensés ce week-end, dont l’incendie d’un bus au complexe sportif de Boulari, qui a également endommagé des installations.

Ces faits s’ajoutent, selon la municipalité, à une délinquance qui demeure à un niveau préoccupant, avec des tensions qui ont tendance à augmenter à l’approche et pendant les vacances scolaires.

Le contexte rend l’alerte d’autant plus sensible. Deux jours plus tôt, la maire avait déjà exprimé ses inquiétudes après la décision de lever le verrou Nord de Saint-Louis. Les événements de la nuit dernière viennent, écrit-elle, « renforcer mes inquiétudes quant au niveau de sécurisation actuel du Mont-Dore ».

Si le courrier salue « la mobilisation quotidienne des forces de l’ordre », il estime aussi que « les moyens déployés doivent être à la hauteur de la situation ».

La demande adressée à l’État est donc claire : « un renforcement significatif et immédiat » des gendarmes, avec davantage de présence sur le terrain, en particulier le soir et la nuit, ainsi qu’une surveillance accrue des secteurs et équipements les plus exposés.

La police municipale restera de son côté mobilisée et la Ville se dit prête à renforcer la coordination avec les services de l’État.

Après les inquiétudes exprimées ces derniers jours sur l’allègement du dispositif de sécurité, le Mont-Dore réclame désormais des renforts sur le terrain, et rapidement.


Le Collectif des habitants de Yahoué apporte également son soutien à la démarche de la mairie. 

Dans un communiqué, il réclame lui aussi un renforcement des effectifs de gendarmerie, notamment le soir et la nuit, mais demande également « une réponse judiciaire ferme, cohérente et à la hauteur de la gravité des faits commis ». Pour le collectif, la présence des forces de l’ordre doit s’accompagner d’une justice suffisamment dissuasive pour lutter contre la récidive.