La Nouvelle-Zélande n’attire plus seulement pour ses paysages. Dans un contexte international incertain, le pays séduit aussi des centaines de grandes fortunes à la recherche d’un point de chute stable, sûr… et éloigné des principales zones de tension.
Plus de 700 investisseurs étrangers ont déposé une demande de résidence au cours des quatorze derniers mois, selon le Financial Times. Un véritable bond : seulement 115 demandes avaient été enregistrées durant les trois années précédentes.
Les Américains sont particulièrement nombreux, avec 277 dossiers déposés, notamment par de riches Californiens.
Un ticket d’entrée à plusieurs centaines de millions de francs
Évidemment, ce refuge au bout du Pacifique n’est pas à la portée de toutes les bourses.
Le programme Active Investor Plus permet d’obtenir un droit de résidence en Nouvelle-Zélande à condition d’y investir massivement.
Dans sa formule la plus accessible, il faut engager au moins 5 millions de dollars néo-zélandais, soit environ 300 millions de francs CFP, pendant trois ans. Les placements peuvent notamment concerner des entreprises, des fonds d’investissement ou des projets philanthropiques.
Une seconde formule porte la mise à 10 millions de dollars néo-zélandais, environ 600 millions de francs CFP, sur cinq ans, avec davantage de possibilités d’investissement.
Autre particularité : inutile de passer toute l’année au pays des Kiwis. Selon la formule choisie, quelques semaines de présence peuvent suffire pour respecter les obligations de résidence.
La Nouvelle-Zélande a rouvert la porte
En 2025, le gouvernement de Christopher Luxon a assoupli le dispositif pour attirer capitaux et investisseurs étrangers capables de financer les entreprises néo-zélandaises.
Un choix qui porte ses fruits. renforcé par le contexte international. Face aux guerres et aux tensions géopolitiques, l’isolement de la Nouvelle-Zélande devient un atout. Pour certains ultrariches, être loin du reste du monde devient même une raison de s’y installer.

