Dans un communiqué, Ensemble pour la Planète (EPLP) appelle à une étude indépendante sur la surmortalité et la baisse de la natalité observées en Nouvelle-Calédonie. Le mouvement s’appuie sur les dernières données publiées par l’ISEE pour demander que les causes de ces évolutions soient examinées.

Selon ses calculs, près de 1 200 décès supplémentaires auraient été enregistrés entre 2022 et 2025 par rapport à la moyenne annuelle observée entre 2015 et 2019, hors année 2021 marquée par l’épidémie de Covid-19.

Le communiqué souligne également la forte baisse de la natalité. En 2025, 3 237 naissances ont été recensées, contre une moyenne annuelle de 4 143 avant la pandémie, soit une diminution de 22 %.

Pour le mouvement, ces deux évolutions soulèvent des questions majeures de santé publique. Il estime que le vieillissement de la population et les retards de prise en charge ne suffisent pas, à eux seuls, à expliquer les chiffres observés.

L’association demande la publication de données plus détaillées sur les causes de décès, une expertise indépendante ainsi qu’un débat public sur cette surmortalité.
Elle souhaite également que toutes les pistes soient étudiées, y compris celle d’un éventuel lien avec la vaccination contre le Covid-19.
Au nom du principe de précaution, elle appelle enfin au retrait du vaccin Pfizer contre le Covid-19 du marché calédonien.

À ce jour, aucune étude n’a établi de lien de causalité entre la vaccination anti-Covid et l’augmentation de la mortalité ou la baisse de la natalité. Les connaissances actuelles privilégient une combinaison de facteurs, parmi lesquels le vieillissement de la population, les conséquences des infections au Covid-19, les retards de diagnostic ou de prise en charge, ainsi que les évolutions démographiques.