Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté à l’unanimité, ce mardi 21 juillet, la délibération fixant à 11 le nombre de membres du futur gouvernement, soit le maximum autorisé par la loi organique.
Cette décision constitue une étape indispensable avant l’élection du 19ᵉ gouvernement, prévue le 31 juillet. Depuis l’expiration du mandat du précédent Congrès, le 3 juillet, l’exécutif élu en janvier 2025 assure uniquement l’expédition des affaires courantes. Le nouveau Congrès, installé le 10 juillet à l’issue des élections provinciales du 28 juin, devait d’abord fixer le nombre de membres du gouvernement avant le dépôt des listes de candidats.
Le choix d’un exécutif composé de 11 membres vise à permettre une répartition de l’ensemble des compétences entre plusieurs portefeuilles. Les principaux domaines concernés sont notamment les mines et l’énergie, l’économie et les finances, l’enseignement, l’urbanisme, la santé, le travail et l’emploi, l’agriculture, l’environnement, ainsi que la culture, la jeunesse, le numérique et les affaires coutumières.
Les transports, la sécurité civile, les relations extérieures, les comptes sociaux et la protection sociale figurent également parmi les secteurs qui seront répartis entre les futurs membres du gouvernement.
Ce vote permet désormais de poursuivre le calendrier institutionnel. Les groupes politiques vont pouvoir déposer leurs listes de candidats avant l’élection du 19ᵉ gouvernement, programmée le 31 juillet.
Si la loi autorise un gouvernement composé de 5 à 11 membres, le Congrès a choisi de retenir l’effectif maximal. Un choix qui ne manquera pas de faire réagir dans un contexte où les collectivités appellent à la rigueur budgétaire et demandent des efforts à l’ensemble des Calédoniens. Les défenseurs de cette formule estiment toutefois qu’elle permet une meilleure répartition des compétences et des responsabilités entre les membres du futur exécutif.

