L’enquête sur l’incendie survenu dans la nuit de vendredi à samedi à l’Île des Pins prend un nouveau tournant. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs privilégient désormais la piste d’un cambriolage ayant dégénéré en incendie, plutôt que celle d’une action destinée à perturber les élections provinciales.

Selon le parquet, les auteurs présumés se seraient d’abord introduits dans le local d’Enercal, installé dans les annexes de la mairie, afin d’y commettre un vol. Deux coffres-forts ont été dérobés : l’un, qui contenait 15 000 francs CFP, a été retrouvé fracturé à l’extérieur ; le second, renfermant 30 000 francs CFP, est toujours introuvable.
L’incendie aurait ensuite été volontairement allumé dans ce local, vraisemblablement pour effacer les traces du cambriolage.

Contrairement aux premières hypothèses, la salle du conseil municipal, où devait être installé le bureau de vote, n’aurait pas été directement visée. Elle a seulement été touchée par des fumées ayant circulé sous la toiture. Le bureau du maire et les autres locaux municipaux n’ont pas été ciblés.

Par précaution, le Haut-commissariat a toutefois décidé de transférer le bureau de vote dans un bâtiment voisin en raison d’un risque lié à l’installation électrique.

Les techniciens en identification criminelle ont réalisé plusieurs prélèvements, tandis que des témoins sont entendus. À ce stade, le parquet estime que les premiers éléments de l’enquête tendent à écarter l’hypothèse d’un incendie criminel destiné à perturber les opérations électorales.
Les investigations se poursuivent.