En Indonésie, plusieurs entreprises fabriquent désormais des sacs biodégradables à base d’amidon de manioc. Issus d’une ressource végétale renouvelable plutôt que du pétrole, ces sacs se dégradent naturellement en quelques mois et constituent une alternative aux plastiques à usage unique.

Confronté à une pollution plastique massive, l’archipel indonésien mise sur ce type d’innovation pour réduire progressivement sa dépendance aux emballages traditionnels.

La question mérite d’être posée en Nouvelle-Calédonie. Le territoire importe encore une grande partie de ses emballages plastiques, alors que le manioc est déjà cultivé localement, principalement pour l’alimentation. Sans remplacer les efforts de réduction des déchets, une filière de bioplastiques pourrait contribuer à diminuer les importations, créer une nouvelle activité de transformation agricole et valoriser une ressource locale.

Les spécialistes rappellent toutefois qu’aucun matériau n’est une solution miracle. Le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas, et les emballages biodégradables ne dispensent ni du réemploi ni du recyclage.

Reste que cette innovation montre qu’il existe des alternatives crédibles au plastique issu du pétrole. À l’heure où la Nouvelle-Calédonie cherche à diversifier son économie tout en accélérant sa transition environnementale, pourquoi ne pas étudier la faisabilité d’une filière locale de bioplastiques à base de manioc, ou d’autres ressources végétales disponibles sur le territoire ? Les filières de demain commencent souvent par une idée simple.