Faire ses courses, aller au restaurant ou chez un commerçant et, au passage, soutenir une association ou une école sans payer plus cher. C’est le principe de WeAct, une application locale qui veut mettre les achats du quotidien au service de causes locales.
À l’origine du projet, Johann Mayel-Bisio et Sam Olivier. Leur idée : créer un lien entre les Calédoniens, les entreprises du territoire et ceux qui ont besoin d’un coup de pouce.
Le fonctionnement est assez simple. Les commerces qui rejoignent WeAct choisissent de reverser une partie des achats réalisés par les utilisateurs de l’application. Le client, lui, paie le prix habituel : la contribution est prise en charge par l’entreprise. Il peut ensuite choisir la cause qu’il souhaite soutenir parmi celles présentes sur la plateforme.
Associations, écoles ou projets locaux peuvent ainsi bénéficier de sommes générées au fil des achats. L’application permet de retrouver les enseignes participantes, de découvrir les causes soutenues et de suivre les contributions.
Le principe n’a rien de totalement nouveau. Le « cashback solidaire » existe déjà depuis plusieurs années en France et à l’étranger, avec différentes plateformes qui reversent une partie des achats à des associations. WeAct en propose une déclinaison calédonienne, adaptée au tissu économique et associatif du territoire.
Et c’est justement là que se trouve l’intérêt du projet. Plutôt que de demander systématiquement aux particuliers de mettre la main à la poche, WeAct cherche à utiliser des dépenses qui auraient de toute façon été réalisées pour générer des financements supplémentaires.
Reste évidemment à faire grossir la mécanique. Pour que les sommes deviennent significatives, il faudra suffisamment de commerces partenaires, de causes référencées et surtout d’utilisateurs réguliers. WeAct mise donc sur un réflexe assez simple : au moment de choisir où dépenser, privilégier un commerce qui accepte d’en redistribuer une petite partie.
Individuellement, quelques centaines de francs peuvent sembler anecdotiques. Multipliés par des milliers d’achats, ils peuvent finir par peser. C’est tout le pari de WeAct : faire de nos dépenses ordinaires un petit coup de pouce collectif.

