En mai, les prix à la consommation ont poursuivi leur hausse en Nouvelle-Calédonie, mais à un rythme plus modéré qu’en avril. Si l’inflation reste principalement portée par l’énergie, notamment la flambée du gazole, les tarifs du transport aérien international continuent également de progresser. À l’inverse, les prix de l’alimentation demeurent globalement stables, contribuant à limiter l’impact de ces augmentations sur le budget des ménages.

L’énergie reste le principal moteur de cette hausse avec une progression de 2,6 % sur un mois. En cause notamment, le gazole dont le prix à la pompe a bondi de 21,5 % pour atteindre 195,3 francs le litre, dépassant désormais celui de l’essence, restée stable à 174,6 francs.

Les services enregistrent une légère hausse de 0,1 %, portée notamment par le transport aérien international. À l’inverse, les produits manufacturés reculent de 0,2 %, tandis que les prix de l’alimentation restent quasiment stables.

L’alimentation est en légère baisse de 0,1 % sur un mois Dans le détail, les prix du poisson des fruits et de la viande ont augmenté au cours du mois de +0,8 à 2,2% .
À l’inverse, les boissons non alcoolisées (-1,5 %), les produits laitiers (-0,7 %) et certains produits alimentaires de base ont vu leurs prix diminuer, limitant ainsi l’impact de la hausse du carburant sur le panier moyen des ménages.

Les produits manufacturés continuent de tirer l’inflation vers le bas. Les prix des véhicules d’occasion, des vêtements et de certains équipements de loisirs sont orientés à la baisse.
Sur un an, cette catégorie affiche un recul de 3,3 %, contrastant fortement avec l’évolution des coûts de l’énergie.

Sur douze mois, les prix de l’énergie ont augmenté de 11,7 %, alors que ceux de l’alimentation ont diminué de 1,5 % et ceux des produits manufacturés de 3,3 %.

L’ISEE souligne également que les ménages les plus modestes subissent en mai la même hausse mensuelle que l’ensemble de la population, soit +0,3 %. Toutefois, sur un an, leur inflation reste légèrement plus faible, notamment en raison du recul plus marqué des prix alimentaires et des produits manufacturés dans leur panier de consommation.