Le gouvernement a adopté un projet de loi du pays destiné à réformer le statut des praticiens hospitaliers. L’objectif affiché est de rendre les hôpitaux publics plus attractifs et de faciliter le recrutement de médecins, dentistes et pharmaciens dans un contexte de pénurie de professionnels de santé.
Le texte prévoit de donner davantage de responsabilités aux directeurs d’établissements, qui pourront directement gérer la nomination et la titularisation des praticiens hospitaliers. Une mesure censée accélérer les recrutements et permettre aux hôpitaux de répondre plus rapidement à leurs besoins.
Cette réforme intervient alors que les établissements de santé calédoniens rencontrent des difficultés croissantes pour attirer certains spécialistes. Le gouvernement estime que les règles actuellement en vigueur sont moins attractives que celles appliquées dans d’autres territoires et qu’elles limitent les possibilités de recrutement dans certaines disciplines particulièrement recherchées.
Autre changement important : l’ouverture, sous certaines conditions, d’une activité libérale en parallèle de l’exercice hospitalier. Les praticiens à temps partiel pourront ainsi développer une activité privée en dehors de l’hôpital, tandis que ceux travaillant principalement dans le public pourront consacrer jusqu’à deux demi-journées par semaine à une activité libérale au sein d’un établissement de santé.
Pour le gouvernement, cette évolution rapproche la Nouvelle-Calédonie des règles déjà appliquées dans l’Hexagone et constitue un levier supplémentaire pour attirer et fidéliser des spécialistes sur le territoire. L’objectif est, à terme, de renforcer l’offre de soins proposée à la population.
