Au programme du Congrès ce mercredi après midi, l’examen d’une proposition de résolution visant à solliciter l’État pour la construction d’une voie de désenclavement destinée à sécuriser l’accès au Sud du Mont-Dore et à la commune de Yaté.

Le Congrès doit cet après midi examiner une proposition de résolution visant à solliciter l’État pour la construction d’une voie de désenclavement destinée à sécuriser l’accès au Sud du Mont-Dore et à la commune de Yaté.

Les auteurs du texte rappellent que cette partie du territoire ne dispose aujourd’hui que d’un seul axe routier terrestre, la RP1 entre Boulari et La Coulée.
Cette situation de dépendance a été particulièrement mise en évidence lors des blocages survenus à la suite des émeutes de 2024, qui ont isolé pendant plusieurs mois les quartiers Sud du Mont-Dore et la commune de Yaté.

Des milliers d’habitants ont alors rencontré des difficultés pour rejoindre leur travail, accéder aux soins, poursuivre leur scolarité ou s’approvisionner en produits de première nécessité. Pour maintenir un minimum de continuité, des navettes maritimes d’urgence et un dispositif de transport de marchandises par barge avaient été mis en place avec le soutien de la province Sud et de l’État.

Selon les élus à l’origine de la démarche, ces événements ont mis en lumière la nécessité de disposer d’un second accès permettant de garantir durablement la circulation des personnes et des biens. La proposition s’appuie également sur une initiative de l’Association Citoyen Mondorien, soutenue par le maire du Mont-Dore et les chambres consulaires.

La solution envisagée consiste à doubler la RP1 entre Boulari et le Vallon-Dore grâce à la construction d’un viaduc. Des études géophysiques et géotechniques ont déjà été engagées dans le cadre du contrat de développement, avec le soutien financier de l’État.

Le projet a récemment franchi une nouvelle étape avec la publication par la province Sud d’un appel d’offres pour une étude de risque et d’impact environnemental du futur viaduc du Mont-Dore qui marque la poursuite des études préalables à la réalisation de l’ouvrage.

Estimant toutefois que le coût d’un tel projet dépasse les capacités financières des collectivités locales, les auteurs de la résolution demandent à l’État d’en assurer le financement et la maîtrise d’ouvrage.

Si elle est adoptée par le Congrès, la résolution sera transmise au haut-commissaire de la République et au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Elle constituera une demande officielle adressée à l’État, sans valoir engagement de réalisation du projet à ce stade.