L’Union Calédonienne persiste dans sa contestation du regroupement des bureaux de vote à Nouméa. Dans un communiqué publié le 15 juin, le mouvement souligne que le tribunal administratif n’a pas validé la légalité du dispositif mais a simplement rejeté son référé-suspension faute d’urgence suffisante à quelques jours du scrutin provincial.

L’UC rappelle que Nouméa est passée de 57 bureaux de vote à seulement neuf sites. Le mouvement juge ce dispositif, instauré après les événements de mai 2024, désormais injustifié, estimant que seules trois écoles restent inaccessibles.

Selon le parti, cette réduction complique l’accès aux urnes, notamment dans les quartiers populaires où de nombreux habitants ne disposent pas de véhicule et où les transports publics ne fonctionnent pas le dimanche.
L’UC cite notamment Rivière-Salée, Kaméré, Montravel et la Vallée du Tir, où l’abstention serait particulièrement marquée, et estime que les personnes âgées, les femmes enceintes et les familles sans moyen de transport sont les plus pénalisées.

Estimant que le problème demeure entier, l’Union Calédonienne a engagé un référé-liberté contre la Ville de Nouméa, Tanéo et le Haut-Commissariat d’obtenir la mise en place d’un service de navettes le dimanche 28 juin afin de faciliter l’accès aux bureaux de vote.