L’Union calédonienne a essuyé un revers devant le tribunal administratif. Saisi en urgence, le juge des référés a rejeté la demande du mouvement indépendantiste qui réclamait la suspension de l’arrêté du haut-commissaire fixant à neuf les lieux de vote à Nouméa pour les élections provinciales du 28 juin.
L’UC estimait que ce regroupement risquait de compliquer l’accès aux urnes pour de nombreux électeurs, notamment dans les quartiers nord et ouest de la capitale, et de porter atteinte à l’égalité devant le suffrage ainsi qu’à la sincérité du scrutin.
Dans son ordonnance, le tribunal considère toutefois que l’urgence n’est pas démontrée. Le juge souligne que des regroupements similaires avaient déjà été mis en œuvre lors des élections législatives de 2024 et des municipales de mars 2026 sans empêcher une forte participation.
Il relève également que la commune a engagé depuis plusieurs semaines une campagne d’information sur les nouveaux lieux de vote et que certains ajustements ont été réalisés pour faciliter l’accès des électeurs dans les quartiers nord.
À deux semaines du scrutin, le tribunal estime enfin qu’une remise en cause de l’organisation retenue pourrait créer davantage de confusion et perturber la préparation matérielle du vote. La demande de suspension a donc été rejetée, laissant inchangée l’organisation du scrutin du 28 juin. Retour sur une décision qui met fin à plusieurs mois de polémique autour de l’organisation du vote.
