Après près de 48 heures d’immobilisation à Calcutta, le vol SB501 a finalement rejoint Bangkok, puis Nouméa. Aircalin annonce le retour à la normale de sa liaison.
L’appareil avait quitté Paris le 12 septembre. Il devait faire escale à Bangkok avant de poursuivre vers la Nouvelle-Calédonie. Mais le 13 septembre, le contrôle aérien indien lui a imposé un changement de trajectoire en plein vol. L’avion a été dérouté vers Calcutta.
Aircalin affirme qu’aucun avis aéronautique ni aucune restriction concernant un vol commercial régulier n’avait été publié pour l’espace aérien de New Delhi. La compagnie assure donc avoir été prise de court par cette décision des autorités indiennes.
Le détour a entraîné une consommation supplémentaire de carburant. L’appareil ne pouvait plus rejoindre Bangkok et a dû se poser à Calcutta pour être ravitaillé.
Les difficultés se sont ensuite enchaînées. Aucun mécanicien qualifié pour intervenir sur l’Airbus A330 n’était disponible sur place. L’équipage a également atteint la limite réglementaire de son temps de vol.
Les passagers ont, de leur côté, dû attendre six heures avant d’être autorisés à débarquer. Aircalin reconnaît que leur prise en charge n’a pas toujours été à la hauteur de leurs attentes.
Les équipes de Nouméa et de Bangkok se sont mobilisées pour organiser leur hébergement, leurs repas et leur accompagnement. Le PDG de la compagnie leur a également adressé un courrier personnel pour leur présenter ses regrets.
Aircalin veut désormais comprendre précisément ce qui s’est passé. La compagnie a saisi la DGAC française afin d’analyser l’enchaînement des décisions prises par les autorités indiennes.
Elle pourrait ensuite engager des démarches auprès des instances compétentes. L’objectif est d’éviter qu’une telle situation se reproduise sur ses lignes régulières.
Aucun autre vol d’Aircalin n’est actuellement concerné par un changement de programme.

