Le gouvernement a arrêté un projet de délibération destiné à fixer les conditions d’exportation de certains minerais provenant des réserves géographiques métallurgiques. Une ouverture autorisée par la loi du pays du 22 juillet dernier, mais qui reste strictement encadrée

Les usines locales restent prioritaires. Avant d’exporter, l’opérateur devra proposer son minerai aux métallurgistes calédoniens, pendant une durée déterminée et à un prix conforme au marché. Le dossier devra également démontrer l’équilibre économique de l’opération et comporter une convention de compensation avec la province concernée.

Le dispositif concerne certains minerais de chrome et de nickel qui ne peuvent pas être valorisés localement dans des conditions techniques ou économiques satisfaisantes. Les autorisations, réservées aux sociétés métallurgiques, pourront être accordées pour dix ans maximum, puis renouvelées par périodes de cinq ans.

Des règles particulières pour le chrome. Le texte précise les teneurs admissibles, notamment pour l’oxyde de chrome. Il distingue les exploitations spécialisées de celles où cette production reste complémentaire à l’extraction du nickel ou du cobalt, comme chez Prony Resources.

Un suivi annuel est prévu. Chaque demande sera soumise à l’avis du Comité du commerce extérieur minier. Les opérateurs devront signaler toute évolution de leur équilibre économique et remettre un rapport annuel. Le gouvernement devra également informer le Congrès des volumes exportés, des conséquences pour les usines locales et des compensations mises en œuvre.

L’objectif est de permettre aux industriels de vendre les minerais qu’ils ne peuvent pas traiter sur place, sans remettre en cause le principe des réserves destinées à la métallurgie calédonienne. Le projet doit maintenant être examiné par le Congrès.

l’UNI dans un communiqué s’oppose à cette ouverture des exportations. Le groupe estime que l’exportation de minerai non transformé ne crée pas suffisamment de valeur pour le pays et fragilise la transformation locale ainsi que l’emploi.

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