Brieuc Frogier a été élu, mercredi 16 septembre, à la présidence de l’Agence pour la desserte aérienne de la Nouvelle-Calédonie. Il succède à Milakulo Tukumuli à la tête de l’ADANC, actionnaire majoritaire d’Air Calédonie et d’Aircalin.

Air Calédonie dans l’impasse. L’agence a régulièrement soutenu financièrement la compagnie domestique ces dernières années. Mais pour son nouveau président, son avenir dépend désormais de la réouverture durable des aérodromes, un dossier qui ne relève pas directement de l’ADANC.

Milakulo Tukumuli représentera donc l’agence au conseil d’administration et à l’assemblée générale d’Air Calédonie. Une manière de replacer ce dossier sensible entre les mains du président du gouvernement.

Aircalin reste incontournable. Sur l’international, Brieuc Frogier rappelle le rôle central d’Aircalin, qui avait maintenu ses liaisons pendant la crise sanitaire et les émeutes de 2024. La compagnie avait alors rapatrié des voyageurs bloqués, transporté des renforts et utilisé le pont aérien entre Magenta et La Tontouta.

Un A350 pour sortir des turbulences. Après les émeutes, la situation financière d’Aircalin avait conduit à accélérer le lancement de la liaison vers Paris via Bangkok. Cette stratégie a permis d’améliorer les comptes, mais elle s’est aussi accompagnée de nombreux retards et annulations liés à des difficultés techniques.

L’arrivée annoncée d’un Airbus A350-900 à la fin de l’année doit désormais fiabiliser cette liaison et réduire les perturbations subies par les voyageurs.

Le prix des billets en ligne de mire. Une fois cette nouvelle organisation stabilisée, Brieuc Frogier entend recentrer Aircalin sur deux priorités : permettre aux Calédoniens de voyager à des tarifs plus accessibles et attirer davantage de touristes internationaux sur le territoire.