Le RSMA va renforcer sa présence en Nouvelle-Calédonie avec la création d’une quatrième compagnie de formation professionnelle. Elle sera implantée dans la ZAC Panda, à Dumbéa, et doit atteindre sa pleine capacité en 2030.

Cette nouvelle structure doit permettre d’accueillir davantage de jeunes, notamment ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi. Ils pourront y suivre une formation professionnelle et bénéficier d’un accompagnement vers l’insertion.

Créé en Nouvelle-Calédonie en 1986, le RSMA dispose actuellement de trois compagnies de formation, implantées à Koumac, Koné et Bourail, ainsi que d’une cellule de recrutement à Nouméa. Il s’adresse aux jeunes Calédoniens, Wallisiens et Futuniens âgés de 18 à 25 ans.

Chaque année, plus de 500 jeunes y sont formés dans une vingtaine de filières professionnelles. Le régiment propose également une première expérience professionnelle à plus de 160 jeunes diplômés. En 2025, son taux d’insertion atteignait 60 %.

Sept sites du Grand Nouméa avaient été étudiés pour accueillir la nouvelle compagnie. La ZAC Panda a finalement été retenue pour son accessibilité, sa proximité avec les entreprises et les possibilités de stages et de partenariats. Le terrain ne nécessite pas de travaux de viabilisation et permettra également une extension à moyen terme.

Cette quatrième compagnie s’inscrit dans le plan jeunesse du pacte de refondation économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie. Les communes dont les candidatures n’ont pas été retenues devraient continuer à être accompagnées par l’État dans leurs projets en faveur de la jeunesse et de la relance économique.

La déception du Mont-Dore

La décision est accueillie avec déception au Mont-Dore. La commune proposait une implantation à Plum, près du RIMAP, et se disait prête à mettre gratuitement à disposition l’actuel centre de secours de La Coulée afin d’y développer notamment des formations aux métiers de la sécurité civile.

La maire, Nina Julié, estime que l’installation du RSMA aurait constitué « un signe fort » pour une commune durement touchée par les violences de 2024. Tout en félicitant Dumbéa, elle demande désormais à l’État des engagements concrets sur la sécurité et le projet de viaduc destiné à désenclaver le sud du Mont-Dore.

Le montant de l’investissement, le calendrier précis des travaux, la date d’ouverture et le nombre de jeunes qui pourront être accueillis à Dumbéa n’ont pas encore été communiqués.