Dans une récente prise de position, le syndicat La Fédé s’alarme des retards accumulés dans l’examen des textes indispensables à la réalisation du futur navire, estimant que le temps presse désormais pour sécuriser son financement et permettre sa construction.

Selon l’organisation syndicale, la loi du pays relative à la défiscalisation du projet ainsi que la garantie nécessaire à son financement par emprunt attendent toujours leur examen au Congrès depuis mars 2026. Pourtant, aucune avancée significative n’est intervenue à ce jour.

Le syndicat souligne notamment que la commission chargée d’étudier ces textes n’a pas pu se réunir le 10 juin dernier faute de quorum. Une situation qui suscite son incompréhension alors que les questions de désenclavement, de continuité territoriale et de transport figurent régulièrement parmi les priorités affichées dans le débat public.

Cette alerte n’est pas la première. Au moi de mai déjà, plusieurs inquiétudes avaient déjà été exprimées concernant les retards du dossier, les difficultés liées à son montage financier ainsi que les surcoûts engendrés par les reports successifs. À l’époque, l’absence de validation des garanties financières empêchait déjà le projet de franchir une étape décisive.

Au-delà des aspects administratifs, c’est l’avenir même du transport maritime inter-îles qui est en jeu. Le BETICO 3 doit en effet prendre le relais d’un BETICO 2 qui approche désormais de ses vingt années de service.

Mis en exploitation en 2008, le navire demeure un maillon essentiel de la desserte maritime entre la Grande Terre, les îles Loyauté et l’Île des Pins. Si son entretien régulier lui permet de poursuivre ses rotations, son remplacement est considéré depuis plusieurs années comme indispensable pour assurer la continuité du service dans la durée.

Dans ce contexte, les retards observés nourrissent les interrogations. Selon les informations relayées par le syndicat, l’absence d’adoption rapide des textes pourrait fragiliser le calendrier prévu et faire peser un risque sur la poursuite de la commande auprès du constructeur.

Alors que les échéances électorales approchent, le BETICO 3 apparaît plus que jamais comme un test de la capacité des institutions à transformer les engagements affichés en décisions concrètes.