Le chantier du Betico 3 demeure suspendu à la validation d’une garantie financière du gouvernement calédonien. En attendant, les retards s’accumulent, la facture du futur navire augmente et le Betico 2 poursuit seul la desserte des îles Loyauté, alors qu’un mois de carénage est déjà programmé cet hiver.
La construction du nouveau navire dépend toujours d’une garantie du gouvernement, indique France Info, afin de sécuriser le prêt bancaire nécessaire au financement du projet. Sans cette validation, l’acompte réclamé par le chantier australien Austal ne peut toujours pas être versé, malgré plusieurs délais déjà accordés.
Ce retard commence désormais à avoir des conséquences concrètes sur le coût du projet. Initialement estimé à environ trois milliards de francs, le futur navire devrait déjà coûter 150 millions supplémentaires en raison de la hausse du prix des matériaux liée au contexte international.
Le calendrier devient également un enjeu majeur. L’objectif est de recevoir le Betico 3 avant 2028, année des vingt ans du Betico 2. Au-delà, une importante révision technique du navire actuel, estimée à plus de 300 millions de francs, devra être engagée.
En parallèle, Mathias Waneux, président de la province des Îles Loyauté, affirme que le gouvernement travaille sur une loi du pays afin de permettre notamment une défiscalisation locale du transport de passagers, ce qui allégerait le financement du projet. Il assure cependant rester prudent tant que les textes n’ont pas été adoptés.
Et comme les difficultés s’accumulent, la Sudîles a également annoncé le prochain carénage annuel du Betico 2 du 4 juillet au 4 août 2026. Durant cette période, aucune rotation ne sera assurée vers les îles.
Une interruption qui intervient alors que les aérodromes des îles Loyauté restent toujours bloqués par la population et les coutumiers, compliquant déjà fortement les déplacements entre les îles et la Grande Terre.

