Le SIVM Sud alerte les institutions sur les défaillances du dispositif de secours et de transport sanitaire d’urgence dans les communes rurales. Dans un courrier daté du 5 mai 2026, adressé aux institutions , l’intercommunalité évoque une situation devenue critique.

Le week-end du 1er mai a mis en lumière ces tensions. Deux événements graves et simultanés ont mobilisé les secours à Boulouparis, La Foa, Moindou, Farino et Sarraméa.
Un accident de la route impliquant trois victimes en urgence vitale, dont un enfant, a nécessité une intervention rapide, mais le SMUR n’est arrivé que près de deux heures après l’alerte, faute de moyens héliportés disponibles.
Dans le même temps, une victime d’une agression par arme à feu à Boulouparis a été transportée par ses proches vers un centre de secours, sans prise en charge médicale adaptée. Elle est décédée.

Pour les élus, ces événements révèlent des failles structurelles : multiplication possible des interventions simultanées, fragilité des moyens héliportés, manque de coordination entre les acteurs et absence d’un schéma territorial clair du transport sanitaire d’urgence.

Le SIVM Sud rappelle que ses centres de secours ne disposent ni des compétences médicales ni des moyens pour assurer ce type de prise en charge, alors même qu’ils y sont confrontés. Malgré les investissements réalisés et le maintien des effectifs, le dispositif atteint ses limites.

Au-delà de ces constats, les maires soulignent agir dans un contexte budgétaire contraint, tout en assurant une présence de proximité indispensable pour les populations rurales, où les délais d’intervention et l’éloignement des structures hospitalières renforcent les enjeux.

Une convention avec le SAMU, permettant aux secours d’intervenir en cas de carence ambulancière dans un cadre coordonné et financé, est en discussion mais reste en attente de validation. L’intercommunalité appelle à une réaction rapide : clarification des responsabilités, renforcement de la coordination et sécurisation du financement, notamment via la CAFAT et le fonds FACTUR.

Le SIVM Sud prévient : sans évolution rapide, les centres de secours continueront de faire face seuls à des situations relevant de la médecine d’urgence, au détriment de la sécurité des populations rurales.