La campagne des provinciales compte désormais un nouvel acteur. Présentée mercredi soir à Ko We Kara, la liste « Une province pour tous » veut incarner une voie de dialogue et de rassemblement dans un paysage politique fortement fragmenté. Autour de Walles Kotra, on retouve le sénateur Georges Naturel et plusieurs personnalités de Calédonie ensemble, du monde coutumier et de la société civile ont affiché leur soutien.
Le choix du lieu et l’ambiance de la soirée donnaient le ton de ce lancement. Danses traditionnelles, chants océaniens, colliers de fleurs et prises de parole coutumières ont accompagné l’arrivée de l’ancien journaliste de RFO et ancien dirigeant de France Télévisions devant plusieurs centaines de participants.
Au-delà de la mise en scène, le discours prononcé s’est voulu centré sur la situation actuelle. Walles Kotra a décrit un territoire profondément marqué par les divisions politiques et sociales apparues ces dernières années. Il a évoqué une société traversée par les tensions, où les oppositions prennent désormais le pas sur le dialogue.
Selon lui, les années référendaires puis les événements de 2024 ont accentué les fractures entre les différentes composantes de la population. Le candidat estime qu’une partie du débat public reste enfermée dans des logiques d’affrontement qui empêchent l’émergence d’un projet collectif plus apaisé.
Sur les questions institutionnelles, l’ancien journaliste a réaffirmé son attachement au processus ouvert par les accords de Matignon et de Nouméa. Sans remettre en cause les liens avec la France, il considère que les revendications du peuple kanak autour de l’indépendance demeurent une question centrale pour parvenir à une stabilité durable.
Trois axes ont finalement été mis en avant durant cette soirée de lancement : la solidarité, le dialogue entre les communautés et la construction d’un avenir partagé.
À quelques semaines du scrutin, cette nouvelle formation devra désormais tenter de trouver sa place dans une campagne largement dominée par les questions de sécurité, les difficultés économiques et les discussions autour de l’avenir institutionnel du territoire.
