[BILLET D’HUMEUR] Il aura donc fallu une délibération du Congrès pour imposer aux membres du gouvernement d’être présents lorsqu’ils présentent leurs propres textes.
Oui, oui, nous en sommes là…
Face aux absences répétées de certains membres de l’exécutif, les élus ont décidé de rappeler une règle qui semblait pourtant relever du simple bon sens : lorsqu’on propose une réforme, on est censé venir l’expliquer.
Car sans représentant, les débats tournent vite à l’exercice de divination. Les élus posent des questions, mais personne n’est là pour répondre. Les textes avancent difficilement, quand ils n’atterrissent pas directement dans la pile des reports.
Le plus surprenant est que cette situation ait pu durer aussi longtemps. Une habitude coûteuse en temps, en efficacité et en crédibilité pour des Calédoniens déjà lassés des lenteurs administratives et politiques.
La mesure adoptée vendredi ne révolutionnera rien, elle rappelle simplement qu’une institution fonctionne mieux lorsque ceux qui gouvernent prennent la peine d’assister aux réunions où l’on discute de leurs propres projets.
Une évidence, certes. Mais visiblement, les évidences ont parfois besoin d’être inscrites dans le règlement intérieur. Cette obligation de présence sera aussi rigoureusement appliquée que le versement des indemnités.
