Ce vendredi 31 juillet, les 54 élus du Congrès élisent les 11 membres du 19e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Mais le vote ne sera que la première étape. Élection du président, répartition des compétences, premières décisions… plusieurs rendez-vous attendent encore le nouvel exécutif avant son entrée en fonction.

Sauf surprise, la composition du futur gouvernement est déjà connue. La majorité non indépendantiste devrait disposer de six sièges, avec quatre représentants des Loyalistes, un du Rassemblement et un de l’Éveil océanien. En face, les indépendantistes compteraient cinq membres : quatre pour Kanaky NC et un pour l’UNI.

Une fois les résultats proclamés, les onze membres se réuniront dans la foulée pour élire, parmi eux, leur président et leur vice-président. Une majorité de six voix est nécessaire. En vertu du pacte de gouvernance conclu entre l’Éveil océanien, les Loyalistes et le Rassemblement, Milakulo Tukumuli est donné favori pour prendre la tête du gouvernement.

Le véritable enjeu viendra ensuite avec la répartition des compétences. Qui prendra en charge les finances, l’économie, les mines, la santé, l’enseignement, les transports ou encore l’énergie ? Contrairement au fonctionnement du gouvernement français, le président ne décide pas seul. En Nouvelle-Calédonie, cette organisation est arrêtée collectivement par les onze membres, puis officialisée par une délibération qui doit intervenir dans les dix jours suivant leur élection.

Ces arbitrages sont loin d’être anecdotiques. Les secteurs les plus stratégiques concentrent traditionnellement les négociations et donnent une première indication des priorités du nouvel exécutif. Avec une majorité attendue de six membres non indépendantistes contre cinq indépendantistes, les accords conclus entre les partenaires de la coalition devraient largement peser dans cette répartition.

Chaque membre sera ensuite chargé d’animer et de contrôler un ou plusieurs domaines de l’administration. Le gouvernement pourra alors engager pleinement son action, avant que son président ne présente sa déclaration de politique générale devant le Congrès lors de la prochaine session.